{"id":692,"date":"2016-06-18T18:53:21","date_gmt":"2016-06-18T23:53:21","guid":{"rendered":"http:\/\/gilleslouisroy.com\/?p=692&#038;lang=fr"},"modified":"2019-11-02T17:17:51","modified_gmt":"2019-11-02T22:17:51","slug":"traite-des-fourrures-commerce-transfrontalier","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/traite-des-fourrures-commerce-transfrontalier\/","title":{"rendered":"Traite des fourrures : la saga d&rsquo;un commerce transfrontalier"},"content":{"rendered":"<p><em>\u00ab Il n\u2019existe aucune synth\u00e8se contemporaine sur le commerce des fourrures qui \u00e9gale celle de [Harold] Innis, peut-\u00eatre parce que le \u00ab commerce des fourrures \u00bb ne semble plus \u00eatre un sujet en soi. \u00bb<\/em><a href=\"#_edn1\" name=\"_ednref1\"><sup><sup>[1]<\/sup><\/sup><\/a><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/gilleslouisroy.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/Innis_FurTradeCanada.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright wp-image-700\" src=\"http:\/\/gilleslouisroy.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/Innis_FurTradeCanada.jpg\" alt=\"Innis_FurTradeCanada\" width=\"333\" height=\"500\" srcset=\"https:\/\/gilleslouisroy.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/Innis_FurTradeCanada.jpg 432w, https:\/\/gilleslouisroy.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/Innis_FurTradeCanada-200x300.jpg 200w\" sizes=\"auto, (max-width: 333px) 100vw, 333px\" \/><\/a>\u00c0 supposer, comme le soutient ici <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=zGsbKGpRe7Q\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Allan Greer<\/a>, qu\u2019une pareille synth\u00e8se soit peu envisageable aujourd\u2019hui &#8211; pour des raisons que nous \u00e9luciderons ci-dessous &#8211; comment appr\u00e9hender alors les \u00ab effets secondaires \u00bb\u00a0de ce commerce de l\u2019\u00e9poque coloniale, comme la traite ill\u00e9gale en pelleteries entres les colonies \u00ab ennemies \u00bb de la Nouvelle France et de la Nouvelle Angleterre ? La traite ill\u00e9gale fut-elle, comme le soutenait le chanoine Groulx, \u00ab le baril perc\u00e9 de la colonie<a href=\"#_edn2\" name=\"_ednref2\"><sup><sup>[2]<\/sup><\/sup><\/a> \u00bb ? Ou fut-elle plut\u00f4t une simple anomalie du grand commerce \u00ab r\u00e9gulier \u00bb, comme le supputait Harold Innis<a href=\"#_edn3\" name=\"_ednref3\"><sup><sup>[3]<\/sup><\/sup><\/a> ?<\/p>\n<p>Assur\u00e9ment, ces tractations qui \u00ab n\u2019auraient pas d\u00fb avoir lieu \u00bb offrent d\u00e9j\u00e0 peu de lisibilit\u00e9 &#8211; ni aux contemporains du commerce illicite, ni aux historiens qui se sont pench\u00e9s sur ces questions. Mais allons \u00e0 l\u2019essentiel et r\u00e9pondons \u00e0 notre question de d\u00e9part : pourquoi ce chant de cygne des \u00e9tudes fondatrices sur la traite des fourrures ? Ce qui est certain, c\u2019est que tout objet d\u2019\u00e9tude historique existe dans un cadre d\u2019\u00e9tude donn\u00e9. Toute probl\u00e9matique historienne fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 un (ou plusieurs) cadre(s) historiographique(s). <a href=\"http:\/\/www.thecanadianencyclopedia.ca\/en\/article\/harold-innis\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Harold Innis<\/a>, pour sa part, fut une grande figure de l\u2019histoire \u00e9conomique du Canada. Alors si l\u2019\u00e9tude de la traite des fourrures comme \u00ab ph\u00e9nom\u00e8ne \u00e9conomique \u00bb n\u2019est plus d\u2019actualit\u00e9, pourquoi est-ce le cas ? L\u2019existence d\u2019une activit\u00e9 illicite en parall\u00e8le au commerce l\u00e9gal aurait-elle menac\u00e9 l\u2019int\u00e9grit\u00e9 conceptuelle de la \u00ab <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Traite_des_fourrures\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">traite des fourrures<\/a> \u00bb ?<\/p>\n<p>Comme nous allons le voir, la probl\u00e9matisation de l\u2019objet \u00ab <a href=\"http:\/\/www.encyclopediecanadienne.ca\/fr\/article\/traite-des-fourrures\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">traite des fourrures<\/a> \u00bb vient de toutes parts. Il faudrait toutefois accorder une mention honorable aux g\u00e9n\u00e9rations r\u00e9centes d&rsquo;historiens qui se sont pench\u00e9s sur\u00a0l\u2019histoire sociale du Qu\u00e9bec, et l\u2019ethnohistoire des rapports am\u00e9rindiens-europ\u00e9ens. Gr\u00e2ce \u00e0 leurs travaux \u00ab r\u00e9visionnistes \u00bb, le vieux centre gravitationnel de l&rsquo;histoire \u00e9conomique est devenu orbital, \u00e0 son tour. Il ne nous reste qu&rsquo;\u00e0 d\u00e9celer les nouveaux p\u00f4les d&rsquo;attraction qui fixent l&rsquo;\u00e9tude historique de la traite.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/gilleslouisroy.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/fur_trade.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-719\" src=\"http:\/\/gilleslouisroy.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/fur_trade.jpg\" alt=\"fur_trade\" width=\"450\" height=\"289\" srcset=\"https:\/\/gilleslouisroy.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/fur_trade.jpg 650w, https:\/\/gilleslouisroy.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/fur_trade-300x192.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 450px) 100vw, 450px\" \/><\/a>Dans l&rsquo;article qui suit, nous allons nous concentrer sur les cadres historiographiques qui ont, pour ainsi dire, \u00ab d\u00e9centr\u00e9 \u00bb l\u2019\u00e9tude traditionnelle de la traite des fourrures, pour y inclure les ph\u00e9nom\u00e8nes plus \u00ab indigestes \u00bb telles la traite illicite, la guerre \u00e9conomique entre petites et grandes puissances, les relations complexes entre m\u00e9tropole et colonie, et enfin, les relations europ\u00e9ennes-am\u00e9rindiennes dans une espace dit \u00ab frontalier \u00bb<a href=\"#_edn4\" name=\"_ednref4\"><sup><sup>[4]<\/sup><\/sup><\/a>. Notre objectif sera de fournir un bilan du renouveau conceptuel occasionn\u00e9 par les objets historiques \u00ab d\u00e9centrants \u00bb.<\/p>\n<p>Dans notre cas particulier, ce renouveau se trouve \u00e0 la jonction de trois historiographies de tendance : l\u2019histoire transfrontali\u00e8re, la nouvelle histoire des Empires, et l&rsquo;ethnohistoire des rapports am\u00e9rindiens-europ\u00e9ens. En analysant les divers regards pos\u00e9s sur le commerce illicite par chacun de ces courants historiographiques, nous pourrons ainsi red\u00e9finir notre objet d\u2019\u00e9tude &#8211; \u00ab la traite illicite \u00bb &#8211; \u00e0 la lumi\u00e8re de cadres pr\u00e9cis, tout en \u00e9vitant d\u2019en faire un objet fig\u00e9, un id\u00e9altype, ou encore : l\u2019anomalie d\u2019un \u00ab ph\u00e9nom\u00e8ne structurant \u00bb.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>Mercantilisme: fin d&rsquo;un concept ?<\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_708\" aria-describedby=\"caption-attachment-708\" style=\"width: 246px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/gilleslouisroy.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/Harold-Innis.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-708\" src=\"http:\/\/gilleslouisroy.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/Harold-Innis.jpg\" alt=\"Harold A. Innis\" width=\"246\" height=\"330\" srcset=\"https:\/\/gilleslouisroy.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/Harold-Innis.jpg 246w, https:\/\/gilleslouisroy.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/Harold-Innis-224x300.jpg 224w\" sizes=\"auto, (max-width: 246px) 100vw, 246px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-708\" class=\"wp-caption-text\">Harold A. Innis<\/figcaption><\/figure>\n<p><a href=\"http:\/\/www.thecanadianencyclopedia.ca\/en\/article\/harold-innis\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Harold Innis<\/a> fut une figure importante dans l\u2019\u00e9tude de la traite des fourrures \u00e0 titre de ph\u00e9nom\u00e8ne historique <em>structurant<\/em> &#8211; de la base \u00e9conomique coloniale, de l\u2019\u00e9lan colonisateur, des rapports interculturels, et des formes politiques propres au Canada<a href=\"#_edn5\" name=\"_ednref5\"><sup><sup>[5]<\/sup><\/sup><\/a>. Ses h\u00e9ritiers reviennent souvent sur les pr\u00e9suppos\u00e9s lib\u00e9raux qui sillonnent son analyse de la traite, et sa \u00ab <a href=\"http:\/\/www.thecanadianencyclopedia.ca\/en\/article\/staple-thesis\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">staples theory<\/a> \u00bb. Malgr\u00e9 son ind\u00e9niable originalit\u00e9, l\u2019analyse \u00e9conomique d\u2019Innis \u00e9tait empreinte de sch\u00e8mes \u00ab d\u00e9terministes \u00bb concernant les grandes orientations du commerce colonial<a href=\"#_edn6\" name=\"_ednref6\"><sup><sup>[6]<\/sup><\/sup><\/a>. Fait curieux : on peut toujours apercevoir les contours de ces vieux d\u00e9bats dans ce que l\u2019on nomme aujourd\u2019hui <em>la controverse mercantilist<\/em>e.<\/p>\n<p>Rarement une expression eut elle une si longue et mauvaise vie que celle du <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Mercantilisme\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\"><em>mercantilisme<\/em><\/a>. Pour nous \u00e9viter le brouillard intellectuel entourant cette controverse, nous avons d\u00e9j\u00e0 auparavant trait\u00e9 du cas fran\u00e7ais du mercantilisme en nous bornant \u00e0 <a href=\"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/colbert-economie-nationale\/?lang=fr\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">la politique coloniale du ministre Colbert<\/a><a href=\"#_edn7\" name=\"_ednref7\"><sup><sup>[7]<\/sup><\/sup><\/a>. Or, dans le cadre \u00e9largi de la nouvelle histoire des Empires, il nous faudra plut\u00f4t nous tourner vers le d\u00e9bat anglo-saxon sur le mercantilisme, afin de chercher des pistes de solution \u00e0 l\u2019\u00e9clatement du vieux consensus historiographique dont se nourrissait H. Innis.<\/p>\n<p>Nous avons retenu l\u2019apport de deux chercheurs, Jonathan Barth<a href=\"#_edn8\" name=\"_ednref8\"><sup><sup>[8]<\/sup><\/sup><\/a> et Steve Pincus<a href=\"#_edn9\" name=\"_ednref9\"><sup><sup>[9]<\/sup><\/sup><\/a>, pour d\u00e9m\u00ealer ce contentieux. L\u2019enjeu historiographique autour de cette question est de taille : comment d\u00e9crire les rapports \u00e9conomiques de la sph\u00e8re atlantique du XVIIIe si\u00e8cle, et poser un cadre qui transcende les cat\u00e9gories de commerce \u00ab licite \u00bb et \u00ab illicite \u00bb, tout en \u00e9vitant une analyse anachronique de ces rapports ?<\/p>\n<p>\u00c0 cet effet, nos chercheurs ont tous deux refus\u00e9 de jeter le b\u00e9b\u00e9 du mercantilisme avec l\u2019eau du bain de l\u2019anachronisme. D\u2019une part, le mercantilisme est une d\u00e9signation importante pour envisager le d\u00e9bat intellectuel dans les si\u00e8cles de l\u2019expansion europ\u00e9enne outre-mer<a href=\"#_edn10\" name=\"_ednref10\"><sup><sup>[10]<\/sup><\/sup><\/a>. Certes, il faut se garder d\u2019en faire une \u00ab doctrine \u00bb universellement r\u00e9pandue chez les commer\u00e7ants, financiers et hommes d\u2019\u00c9tat des XVIIe et XVIIIe si\u00e8cles. D\u2019autre part, il est impossible d\u2019ignorer la r\u00e9action contre \u00ab le mercantilisme \u00bb, semblable \u00e0 une lame de fond, <em>contre<\/em> toute une mani\u00e8re de penser le monde et ses richesses par les penseurs issus des \u00ab Lumi\u00e8res \u00bb : les physiocrates, les lib\u00e9raux et plus tard les utilitaristes et les \u00e9conomistes<a href=\"#_edn11\" name=\"_ednref11\"><sup><sup>[11]<\/sup><\/sup><\/a>.<\/p>\n<figure id=\"attachment_726\" aria-describedby=\"caption-attachment-726\" style=\"width: 600px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/gilleslouisroy.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/merchant-ships-thames.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-726\" src=\"http:\/\/gilleslouisroy.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/merchant-ships-thames.jpg\" alt=\"merchant-ships-thames\" width=\"600\" height=\"359\" srcset=\"https:\/\/gilleslouisroy.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/merchant-ships-thames.jpg 1280w, https:\/\/gilleslouisroy.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/merchant-ships-thames-300x180.jpg 300w, https:\/\/gilleslouisroy.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/merchant-ships-thames-1024x613.jpg 1024w, https:\/\/gilleslouisroy.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/merchant-ships-thames-768x460.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-726\" class=\"wp-caption-text\">Merchant ships on the Thames<\/figcaption><\/figure>\n<p>Barth et Pincus ont chacun d\u00e9couvert une voie de sortie de <a href=\"http:\/\/www.economist.com\/blogs\/freeexchange\/2013\/08\/economic-history\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">l\u2019antique consensus lib\u00e9ral sur le \u00ab mercantilisme \u00bb<\/a> gr\u00e2ce \u00e0 un exercice de mise en contexte du d\u00e9bat politique li\u00e9 aux al\u00e9as du premier Empire britannique. Leur v\u00e9ritable divergence se trouve dans leur acception du <em>consensus<\/em> mercantiliste. Pincus, pour sa part attribue \u00e0 l\u2019historiographie lib\u00e9rale et imp\u00e9riale la plus grande part de responsabilit\u00e9 dans la cr\u00e9ation d\u2019un concept mercantiliste monolithique<a href=\"#_edn12\" name=\"_ednref12\"><sup><sup>[12]<\/sup><\/sup><\/a>. Selon lui, le concept lib\u00e9ral du \u00ab mercantilisme \u00bb accordait \u00e0 une certaine vision (d\u00e9l\u00e9t\u00e8re) de l\u2019\u00e9conomie-monde une valeur de consensus, en lui attribuant des traits identifiables : l\u2019activit\u00e9 commerciale comme jeu \u00e0 somme nulle ; les richesses du monde sublunaire finies, ou limit\u00e9es ; la richesse d\u2019un royaume mesur\u00e9e en m\u00e9taux pr\u00e9cieux ; enfin, une politique coloniale orient\u00e9e sur la subordination de la p\u00e9riph\u00e9rie au centre.<\/p>\n<p>Vint ensuite la critique de cette vision monolithique du mercantilisme par toute une g\u00e9n\u00e9ration d\u2019historiens, \u00e0 partir de la fin XIXe si\u00e8cle jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent. On se d\u00e9barrassa des propri\u00e9t\u00e9s dites unitaires et doctrinaires du mercantilisme, toutefois en lui accordant un aspect t\u00e9l\u00e9ologique<a href=\"#_edn13\" name=\"_ednref13\"><sup><sup>[13]<\/sup><\/sup><\/a>. Plus int\u00e9ressant encore, le d\u00e9bat sur le mercantilisme, entretenu par des g\u00e9n\u00e9rations d\u2019intellectuels, participa \u00e0 la consolidation des disciplines historiques, \u00e9conomiques et sociologiques<a href=\"#_edn14\" name=\"_ednref14\"><sup><sup>[14]<\/sup><\/sup><\/a>. \u00c0 cet \u00e9gard, le \u00ab mercantilisme \u00bb fut un concept fondateur, de par le principe organisateur qui lui donnait sa puissance d\u2019explication<a href=\"#_edn15\" name=\"_ednref15\"><sup><sup>[15]<\/sup><\/sup><\/a>. Pincus conclut que la critique port\u00e9e contre le mercantilisme par les historiens professionnels ne connut pas d\u2019efficacit\u00e9 v\u00e9ritable, par manque de nouveau r\u00e9seau de concepts ou de m\u00e9tar\u00e9cits pour remplacer l\u2019ancien consensus<a href=\"#_edn16\" name=\"_ednref16\"><sup><sup>[16]<\/sup><\/sup><\/a>. D\u2019o\u00f9 l\u2019ambigu\u00eft\u00e9 qui p\u00e8se toujours sur ce s\u00e8me.<\/p>\n<figure id=\"attachment_722\" aria-describedby=\"caption-attachment-722\" style=\"width: 500px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/gilleslouisroy.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/tabac_colonie-virginie-James-River.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-722\" src=\"http:\/\/gilleslouisroy.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/tabac_colonie-virginie-James-River.jpg\" alt=\"Etats Unis, Etat de la Virginie : Navire transportant le tabac sur le fleuve de James River, Colonie de Virginie, 17eme siecle. Gravure couleur du 19eme siecle. \u00a9North Wind Pictures\/Leemage\" width=\"500\" height=\"356\" srcset=\"https:\/\/gilleslouisroy.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/tabac_colonie-virginie-James-River.jpg 1000w, https:\/\/gilleslouisroy.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/tabac_colonie-virginie-James-River-300x213.jpg 300w, https:\/\/gilleslouisroy.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/tabac_colonie-virginie-James-River-768x546.jpg 768w, https:\/\/gilleslouisroy.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/tabac_colonie-virginie-James-River-211x150.jpg 211w\" sizes=\"auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-722\" class=\"wp-caption-text\">Etats Unis, Etat de la Virginie : Navire transportant le tabac sur le fleuve de James River, Colonie de Virginie, 17eme siecle. Gravure couleur du 19eme siecle. \u00a9North Wind Pictures\/Leemage<\/figcaption><\/figure>\n<p>Depuis cette remise en question, historiens et \u00e9conomistes s\u2019en sont remis, plus sagement peut-\u00eatre, \u00e0 la richesse des d\u00e9bats entourant le mercantilisme, pour souligner la part ind\u00e9cidable de consensus et de dissension entourant les politiques \u00e9conomiques des puissances durant les si\u00e8cles de l\u2019expansion europ\u00e9enne outre-mer<a href=\"#_edn17\" name=\"_ednref17\"><sup><sup>[17]<\/sup><\/sup><\/a>. Pincus, pour sa part, situe le consensus intellectuel au niveau d\u2019une vision statique de l\u2019\u00e9conomie\u2026 qui n\u2019aurait finalement pas exist\u00e9. Ou plut\u00f4t, les \u00ab principes mercantiles \u00bb critiqu\u00e9s par Smith s\u2019av\u00e9raient \u00eatre le cheval de bataille des <em>Tories<\/em>, riches propri\u00e9taires terriens, partisans d\u2019un Empire britannique construit \u00e0 partir d\u2019un gigantesque <em>land and money grab<\/em> subtilis\u00e9 aux empires concurrents<a href=\"#_edn18\" name=\"_ednref18\"><sup><sup>[18]<\/sup><\/sup><\/a>. De l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 du <em>House of Commons<\/em>, les Whigs<a href=\"#_edn19\" name=\"_ednref19\"><sup><sup>[19]<\/sup><\/sup><\/a> opposaient une vision plus dynamique &#8211; et potentiellement \u00ab infinie \u00bb &#8211; de la richesse, obtenue \u00e0 partir d\u2019une r\u00e9organisation des forces productives de la soci\u00e9t\u00e9, et de l\u2019industrieuse exploitation de ses ressources<a href=\"#_edn20\" name=\"_ednref20\"><sup><sup>[20]<\/sup><\/sup><\/a>. Ainsi, en analysant le discours entourant les Navigation Acts, les monopoles commerciaux et la politique coloniale du royaume anglais, Pincus d\u00e9montre que le consensus traditionnellement attribu\u00e9 au \u00ab mercantilistes \u00bb ne repr\u00e9sentait qu\u2019une option id\u00e9ologique dans les d\u00e9bats qui secou\u00e8rent la classe politique <em>et<\/em> le grand public quant \u00e0 la destin\u00e9e future du Royaume Uni. Qui plus est, toute la trajectoire du projet colonial, selon Pincus, est infl\u00e9chie par ces d\u00e9bats tenaces. Ainsi peut-on retrouver l\u2019empreinte Tory dans la formation des monopoles commerciaux<a href=\"#_edn21\" name=\"_ednref21\"><sup><sup>[21]<\/sup><\/sup><\/a> et la politique d\u2019expansion territoriale de l\u2019empire<a href=\"#_edn22\" name=\"_ednref22\"><sup><sup>[22]<\/sup><\/sup><\/a>, et la force d\u2019action des Whigs dans la politique industrielle des colonies<a href=\"#_edn23\" name=\"_ednref23\"><sup><sup>[23]<\/sup><\/sup><\/a>, et l\u2019essor du capital financier britannique<a href=\"#_edn24\" name=\"_ednref24\"><sup><sup>[24]<\/sup><\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Pas de fum\u00e9e imp\u00e9riale donc, sans feu \u00ab mercantile \u00bb ? Jonathan Barth, pour sa part, postule l\u2019existence d\u2019un certain consensus &#8211; ou du moins des \u00ab grandes orientations mercantiles \u00bb &#8211; qui transcend\u00e8rent les d\u00e9bats d\u2019\u00e9poque. Barth localise ce consensus autour des controverses portant sur la politique mon\u00e9taire des empires, suite \u00e0 la d\u00e9b\u00e2cle espagnole du XVIIe si\u00e8cle<a href=\"#_edn25\" name=\"_ednref25\"><sup><sup>[25]<\/sup><\/sup><\/a>. Malgr\u00e9 les disputes historiennes entourant le mercantilisme depuis Smith, Barth revendique le caract\u00e8re unificateur autour d\u2019une conception \u00ab mercantiliste \u00bb de l\u2019argent, ce qu\u2019il appelle le <em>specie objective<\/em> :<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab Mercantilism was not a static theory but rather a highly dynamic analytic lens permitting a striking multiplicity of economic visions. Diversity, however, arose out of consensus: out of the common supposition that a favorable balance of trade and the resulting influx of money into a country\u2014the balance-of-trade doctrine and specie objective\u2014were the principal means to power and plenty. \u00bb<a href=\"#_edn26\" name=\"_ednref26\"><sup><sup>[26]<\/sup><\/sup><\/a><\/p><\/blockquote>\n<p>Pour Barth, l\u2019effacement des consensus intellectuels par pr\u00e9texte d\u2019une \u00ab diversit\u00e9 d\u2019opinion \u00bb prive les historiens d\u2019une probl\u00e9matique importante concernant la formation des empires coloniaux : le substrat id\u00e9ologique de la conqu\u00eate commerciale<a href=\"#_edn27\" name=\"_ednref27\"><sup><sup>[27]<\/sup><\/sup><\/a>. Barth propose \u00e0 cet effet de revoir la probl\u00e9matique imp\u00e9riale sous l\u2019angle du <em>specie objective<\/em>, des politiques mon\u00e9taires mercantilistes et des d\u00e9bats entourant la balance commerciale dans l\u2019Angleterre du XVIIe et XVIIIe si\u00e8cle.<\/p>\n<figure id=\"attachment_724\" aria-describedby=\"caption-attachment-724\" style=\"width: 550px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/gilleslouisroy.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/Pitt_House-of-Commons.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-724\" src=\"http:\/\/gilleslouisroy.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/Pitt_House-of-Commons.jpg\" alt=\"British House of Commons, circa 1760s\" width=\"550\" height=\"391\" srcset=\"https:\/\/gilleslouisroy.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/Pitt_House-of-Commons.jpg 650w, https:\/\/gilleslouisroy.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/Pitt_House-of-Commons-300x213.jpg 300w, https:\/\/gilleslouisroy.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/Pitt_House-of-Commons-211x150.jpg 211w\" sizes=\"auto, (max-width: 550px) 100vw, 550px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-724\" class=\"wp-caption-text\">British House of Commons, circa 1760s<\/figcaption><\/figure>\n<p>Si, selon Barth, il n\u2019y a pas \u00ab d\u2019acte de naissance \u00bb du mercantilisme \u00e0 proprement dit, on peut voir un premier \u00ab d\u00e9bat mercantiliste \u00bb faire surface en Angleterre au moment de la crise \u00e9conomique des ann\u00e9es 1620. D\u2019ores et d\u00e9j\u00e0, vers la fin du m\u00eame si\u00e8cle para\u00eetront deux grandes tendances du mercantilisme :\u00a0 le mercantilisme des monopoles, et le mercantilisme du capital industriel<a href=\"#_edn28\" name=\"_ednref28\"><sup><sup>[28]<\/sup><\/sup><\/a>. Malgr\u00e9 leurs diff\u00e9rentes conceptions de la richesse, les deux \u00ab \u00e9coles \u00bb conservaient la m\u00eame id\u00e9e forte de l\u2019argent, comme levier de puissance et comme adjuvant au commerce. Suite \u00e0 la d\u00e9confiture de l\u2019Empire espagnol, l\u2019abandon de l\u2019objectif d\u2019accumulation mon\u00e9taire marquera, \u00e0 cet effet, leur point commun<a href=\"#_edn29\" name=\"_ednref29\"><sup><sup>[29]<\/sup><\/sup><\/a>. Bref, si les thurif\u00e9raires de l\u2019Empire d\u00e9battaient des finalit\u00e9s de l\u2019<em>Imperium Britannicus<\/em>, ils s\u2019entendirent, selon Barth, sur les moyens pour parachever leurs ambitions de puissance et de richesse &#8211; le commerce, la colonisation et le d\u00e9veloppement \u00e9conomique. Le <em>specie objective<\/em> repr\u00e9sente donc une nouvelle <em>philosophie des moyens<\/em> qui allait d\u00e9sormais faire empire.<\/p>\n<p>Vu sous cet angle, le consensus mercantiliste \u00e9tait donc symptomatique d\u2019une nouvelle philosophie d\u2019Empire, \u00ab le plan syst\u00e9matique pour la construction et le maintien de l&rsquo;h\u00e9g\u00e9monie \u00e9conomique imp\u00e9riale \u00bb<a href=\"#_edn30\" name=\"_ednref30\"><sup><sup>[30]<\/sup><\/sup><\/a> qui orientera l\u2019esprit de <em>l\u2019acteur imp\u00e9rial<\/em> durant cette p\u00e9riode. \u00c0 cet effet, Barth ajoute une nuance importante :<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab It was not a conscious theory but a latent, dynamic system of <em>rational economic inference<\/em>s, based on the view that the quantity of money bore a direct relationship to the nation\u2019s economic and imperial health. Mercantilism was coherent, compelling, and a critical justification for overseas empire. And yet it was also radically diverse. \u00bb<a href=\"#_edn31\" name=\"_ednref31\"><sup><sup>[31]<\/sup><\/sup><\/a><\/p><\/blockquote>\n<p>Tout compte fait, nos deux critiques placent les marqueurs du consensus et de la diversit\u00e9 d\u2019opinion \u00e0 l\u2019\u00e9gard du mercantilisme \u00e0 de diff\u00e9rents endroits : pour Barth, la doctrine mon\u00e9taire ; pour Pincus, la vision statique de la richesse. Ce choix, loin d\u2019\u00eatre anodin, induit une r\u00e9flexion sur le r\u00f4le du d\u00e9bat dans la formation id\u00e9ologique des \u00e9lites imp\u00e9riales. Si Pincus propose de reconstituer le mercantilisme dans une dialectique qui oppose deux visions dominantes de la richesse, Barth pour sa part avance l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019un proto-capitalisme d\u2019expansion qui op\u00e8re dans le giron d\u2019un ordre consensuel, intellectuel et moral, lui-m\u00eame le produit de d\u00e9bats factieux.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>Histoire imp\u00e9riale, ou histoire atlantique ?<\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_734\" aria-describedby=\"caption-attachment-734\" style=\"width: 443px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/gilleslouisroy.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/p58-98.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-734\" src=\"http:\/\/gilleslouisroy.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/p58-98.jpg\" alt=\"Assortment of Gentlemanly Hats\" width=\"443\" height=\"701\" srcset=\"https:\/\/gilleslouisroy.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/p58-98.jpg 443w, https:\/\/gilleslouisroy.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/p58-98-190x300.jpg 190w\" sizes=\"auto, (max-width: 443px) 100vw, 443px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-734\" class=\"wp-caption-text\">Assortment of Gentlemanly Hats<\/figcaption><\/figure>\n<p>\u00c0 l\u2019aune de ces analyses, il va sans dire que le mercantilisme et l\u2019expansion imp\u00e9riale des puissances europ\u00e9ennes nous semblent des ph\u00e9nom\u00e8nes intimement li\u00e9s. Les ex\u00e9g\u00e8ses de Pincus et de Barth ont pourtant d\u00e9bouch\u00e9 sur deux cadres d\u2019interpr\u00e9tation diff\u00e9rents &#8211; le premier favorisant une sph\u00e8re imp\u00e9riale instable et contest\u00e9e <em>\u00e0 l\u2019interne<\/em>, le deuxi\u00e8me mettant de l\u2019avant un consensus imp\u00e9rial fa\u00e7onn\u00e9 par des rivalit\u00e9s <em>entre<\/em> empires. Trevor Burnard nous permet d\u2019encha\u00eener sur ce contentieux afin de le situer dans deux traditions historiographiques traitant de l\u2019\u00e9poque expansionniste : l\u2019histoire imp\u00e9riale, pr\u00e9dominante au Royaume Uni, et l\u2019histoire atlantique, de tendance plut\u00f4t (nord-)am\u00e9ricaine<a href=\"#_edn32\" name=\"_ednref32\"><sup><sup>[32]<\/sup><\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Sans tomber dans un banal examen comparatif ou faire le jeu de la pr\u00e9f\u00e9rence, comment faire acte de ces diff\u00e9rents cadres d\u2019interpr\u00e9tation ? \u00c0 nos yeux, la diff\u00e9rence significative entre l\u2019histoire atlantique et l\u2019histoire imp\u00e9riale, se trouve dans le d\u00e9centrement op\u00e9r\u00e9 par l\u2019histoire atlantique sur la question du pouvoir imp\u00e9rial, occasionn\u00e9 par la complexification des relations intra- et inter-coloniales. Les premiers indices de ce d\u00e9centrement, comme l\u2019indique Burnard, se trouve dans les pol\u00e9miques entourant les coutumes coloniales<a href=\"#_edn33\" name=\"_ednref33\"><sup><sup>[33]<\/sup><\/sup><\/a>. Un jugement sur les m\u0153urs en colonie pos\u00e9 de mani\u00e8re quasi-identique du point de vue du \u00ab centre \u00bb (l\u2019Abb\u00e9 Raynal, en France) ou de la \u00ab p\u00e9riph\u00e9rie \u00bb (le colon proto-am\u00e9ricain Cr\u00e8vec\u0153ur), permet d\u2019appr\u00e9cier une seule et m\u00eame probl\u00e9matique li\u00e9e \u00e0 l\u2019identit\u00e9 des empires<a href=\"#_edn34\" name=\"_ednref34\"><sup><sup>[34]<\/sup><\/sup><\/a>. Dans son texte, Burnard propose qu\u2019une rupture ontologique s\u2019est g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9chelle imp\u00e9riale \u00e0 partir de l\u2019exp\u00e9rience coloniale. Cette rupture serait \u00e0 l\u2019origine de la divergence entre paradigme imp\u00e9rial \u00ab euro centrique \u00bb, et paradigme atlantique \u00ab spatial \u00bb. L\u2019extension coloniale obligera donc une r\u00e9vision des crit\u00e8res \u00e0 partir desquels il sera d\u00e9sormais possible d\u2019envisager la relation du centre \u00e0 la p\u00e9riph\u00e9rie, selon des bar\u00e8mes d\u2019h\u00e9ritage, privil\u00e9gi\u00e9s par l\u2019histoire imp\u00e9riale, ou bar\u00e8mes d\u2019exp\u00e9rience, privil\u00e9gi\u00e9s par l\u2019histoire atlantique<a href=\"#_edn35\" name=\"_ednref35\"><sup><sup>[35]<\/sup><\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Suivant cette ligne de fracture, les historiens de l\u2019histoire atlantique vont concevoir une histoire des espaces et des peuples avec leur dynamique propre, non-inf\u00e9od\u00e9e \u00e0 l\u2019histoire imp\u00e9riale. Les tenants de cette historiographie privil\u00e9gieront davantage l\u2019exp\u00e9rience sur l\u2019h\u00e9ritage, et l\u2019environnement dynamique sur la relation de la p\u00e9riph\u00e9rie au centre<a href=\"#_edn36\" name=\"_ednref36\"><sup><sup>[36]<\/sup><\/sup><\/a>. La perspective imp\u00e9riale y sera aussi largement att\u00e9nu\u00e9e, puisqu\u2019elle obscurcit la transformation r\u00e9ciproque de peuples et de lieux. Seule l\u2019histoire atlantique avec ses concepts \u00ab trans \u00bb &#8211; \u00ab transnationaux, transr\u00e9gionaux, oc\u00e9aniques, et int\u00e9grateurs\u2026<a href=\"#_edn37\" name=\"_ednref37\"><sup><sup>[37]<\/sup><\/sup><\/a> \u00bb &#8211; peut r\u00e9pondre de mani\u00e8re positive \u00e0 la question du colon Cr\u00e8vec\u0153ur : \u00ab qui est ce nouvel homme, l\u2019am\u00e9ricain \u00bb ?<\/p>\n<figure id=\"attachment_710\" aria-describedby=\"caption-attachment-710\" style=\"width: 281px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/gilleslouisroy.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/St-Aubin-Financier.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-710\" src=\"http:\/\/gilleslouisroy.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/St-Aubin-Financier.jpg\" alt=\"Augustin de St Aubin: Figure d'un Financier\" width=\"281\" height=\"496\" srcset=\"https:\/\/gilleslouisroy.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/St-Aubin-Financier.jpg 281w, https:\/\/gilleslouisroy.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/St-Aubin-Financier-170x300.jpg 170w\" sizes=\"auto, (max-width: 281px) 100vw, 281px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-710\" class=\"wp-caption-text\">Augustin de St Aubin: Figure d&rsquo;un Financier<\/figcaption><\/figure>\n<p>Cela dit, pour Burnard, on ne peut pas non plus faire compl\u00e8te abstraction du fait imp\u00e9rial dans l\u2019historiographie transfrontali\u00e8re, tant celui-ci fut un moteur indispensable des dynamiques de flux. L\u2019imp\u00e9rialisme \u00e9tait le syst\u00e8me dominant \u00e0 partir duquel les \u00ab soci\u00e9t\u00e9s atlantiques \u00bb se form\u00e8rent, et se structur\u00e8rent<a href=\"#_edn38\" name=\"_ednref38\"><sup><sup>[38]<\/sup><\/sup><\/a>. Les terres d\u2019Am\u00e9riques \u00e9taient peupl\u00e9es de sujets coloniaux et \u00ab d\u2019ennemis du roi \u00bb, am\u00e9rindiens y compris. Cela dit, ce ne fut qu\u2019\u00e0 partir de la seconde moiti\u00e9 du XVIIIe si\u00e8cle que l\u2019on se mit, selon Burnard, \u00e0 s\u2019int\u00e9resser \u00e0 l\u2019activit\u00e9 de comparaison entre \u00ab empires rivaux \u00bb<a href=\"#_edn39\" name=\"_ednref39\"><sup><sup>[39]<\/sup><\/sup><\/a>. D\u2019une part, les colonies \u00e9taient devenues des sources de puissance et de fiert\u00e9, et les nouvelles \u00e9lites \u00ab cr\u00e9oles \u00bb voulaient \u00e0 leur tour contribuer au discours \u00ab national \u00bb<a href=\"#_edn40\" name=\"_ednref40\"><sup><sup>[40]<\/sup><\/sup><\/a>. D\u2019autre part, les rivalit\u00e9s croissantes entre puissances imp\u00e9riales \u00e0 l\u2019issue du Trait\u00e9 d\u2019Utrecht (1713) dirig\u00e8rent l\u2019attention de l\u2019opinion sur le r\u00f4le jou\u00e9 par les colonies dans l\u2019\u00e9laboration de politiques ext\u00e9rieures des royaumes<a href=\"#_edn41\" name=\"_ednref41\"><sup><sup>[41]<\/sup><\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Nous serions port\u00e9s \u00e0 conclure que l\u2019exercice comparatif, aussi antique soit-il, rena\u00eet p\u00e9riodiquement de ses propres cendres dans les moments de crise. Toute tentative de pens\u00e9e syst\u00e9matique sur une puissance imp\u00e9riale, semble-t-il occasionne la comparaison \u00e0 l\u2019envi de ses rivales. Les temps de crise imp\u00e9riaux d\u00e9sormais \u00e9chus, l\u2019analyse comparative privil\u00e9gi\u00e9e par la nouvelle histoire des Empires s\u2019effectue toutefois majoritairement du point de vue des traditions historiographiques nationales : anglaises, fran\u00e7aises, espagnoles, etc.<a href=\"#_edn42\" name=\"_ednref42\"><sup><sup>[42]<\/sup><\/sup><\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>Histoire atlantique, figure du \u00ab sans-fronti\u00e9risme \u00bb contemporain ?<\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_728\" aria-describedby=\"caption-attachment-728\" style=\"width: 600px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/gilleslouisroy.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/Pays-Den-Haut-et-Louisiane.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-728\" src=\"http:\/\/gilleslouisroy.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/Pays-Den-Haut-et-Louisiane.jpg\" alt=\"Nouvelle France: Pays d'en haut et Louisiane\" width=\"600\" height=\"458\" srcset=\"https:\/\/gilleslouisroy.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/Pays-Den-Haut-et-Louisiane.jpg 700w, https:\/\/gilleslouisroy.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/Pays-Den-Haut-et-Louisiane-300x229.jpg 300w, https:\/\/gilleslouisroy.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/Pays-Den-Haut-et-Louisiane-290x220.jpg 290w\" sizes=\"auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-728\" class=\"wp-caption-text\">Nouvelle France: Pays d&rsquo;en haut et Louisiane<\/figcaption><\/figure>\n<p>Dans le cas de la Nouvelle France, un choix int\u00e9ressant se pr\u00e9sente \u00e0 nous : faut-il poser un cadre historiographique de l\u2019espace atlantique pour mettre l\u2019accent sur les rapports de force, ou sur les relations transfrontali\u00e8res, par exemple les circulations &#8211; de personnes, de marchandises, de cultures, etc. ? Par simple effet de nouveaut\u00e9, on pencherait plut\u00f4t pour la deuxi\u00e8me option. C\u2019est pour le moins la premi\u00e8re impression que nous donne l\u2019article d\u2019Aline Charles et de Thomas Wien sur l\u2019histoire du Qu\u00e9bec comme \u00ab histoire connect\u00e9e \u00bb<a href=\"#_edn43\" name=\"_ednref43\"><sup><sup>[43]<\/sup><\/sup><\/a>. En faisant exploser le cadre historiographique traditionnel, orient\u00e9 sur les divers occupants d\u2019un territoire et leurs avanies et exploits respectifs, Charles et Wien rappellent que certains ph\u00e9nom\u00e8nes, difficilement perceptibles dans la perspective territoriale, obtiennent une visibilit\u00e9 toute indiqu\u00e9e sous l\u2019optique des circulations transfrontali\u00e8res.<\/p>\n<p>Bien que leur article mette en exergue un Qu\u00e9bec \u00e0 travers le temps<a href=\"#_edn44\" name=\"_ednref44\"><sup><sup>[44]<\/sup><\/sup><\/a>, nous porterons notre attention sur la section traitant de l\u2019\u00e9poque coloniale. Wien, sp\u00e9cialiste de la Nouvelle France, d\u00e9montre, \u00e0 partir de l\u2019exemple des migrations de populations, comment un d\u00e9centrement du regard peut illuminer des dynamiques fondamentales \u00e0 l\u2019exp\u00e9rience coloniale. Le <em>r\u00e9sultat<\/em> de cette dynamique, il est vrai, a toujours \u00e9t\u00e9 \u00ab criant \u00bb dans l\u2019historiographie des rapports de force<a href=\"#_edn45\" name=\"_ednref45\"><sup><sup>[45]<\/sup><\/sup><\/a>. Seulement, comme insiste Wien, une \u00ab histoire connect\u00e9e des migrations \u00bb restitue l\u2019importance de <em>la dynamique migratoire<\/em> dans tout l\u2019espace atlantique. \u00c0 cet effet le contraste entre les migrations fran\u00e7aises vers le Canada et vers les Cara\u00efbes est frappant, et nous rappelle qu\u2019\u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u2019un seul empire, l\u2019espace transoc\u00e9anique fut avant tout un espace de migration de main-d\u2019\u0153uvre. En bref, les \u201chabitants\u201d fran\u00e7ais qui migr\u00e8rent au Canada furent pour une grande majorit\u00e9\u2026 des migrants \u00e9conomiques<a href=\"#_edn46\" name=\"_ednref46\"><sup><sup>[46]<\/sup><\/sup><\/a>.<\/p>\n<p>Le Canada s\u2019ins\u00e8re aussi, comme le souligne Wien, dans l\u2019espace continental am\u00e9ricain. Le contact inter colonial, \u00e9chappant aux prescriptions colbertistes de loyaut\u00e9 \u00e9conomique des colonies \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la m\u00e9tropole, fit office d\u2019une \u00ab intense circulation de commer\u00e7ants et de transporteurs (dont beaucoup d\u2019Am\u00e9rindiens) \u00bb<a href=\"#_edn47\" name=\"_ednref47\"><sup><sup>[47]<\/sup><\/sup><\/a>, entre Montr\u00e9al et Albany (NY), particuli\u00e8rement au XVIIIe si\u00e8cle. Formul\u00e9 du point de vue transfrontalier, \u00ab l\u2019activit\u00e9 d\u00e9loyale \u00bb du commerce illicite cr\u00e9a une zone de circulation d\u2019hommes, de femmes et de marchandises non pr\u00e9vues au programme, symptomatique de l\u2019exp\u00e9rience coloniale elle-m\u00eame.<\/p>\n<figure id=\"attachment_717\" aria-describedby=\"caption-attachment-717\" style=\"width: 661px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/gilleslouisroy.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/iroquois-wars-forced-migrations.gif\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-717\" src=\"http:\/\/gilleslouisroy.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/iroquois-wars-forced-migrations.gif\" alt=\"Le \u00ab marteau des iroquois \u00bb\" width=\"661\" height=\"400\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-717\" class=\"wp-caption-text\">Le \u00ab marteau des iroquois \u00bb<\/figcaption><\/figure>\n<p>Hormis ce fait saillant transfrontalier, le champ migratoire le plus significatif fut sans aucun doute la crise de r\u00e9fugi\u00e9s am\u00e9rindiens, qui eut cours \u00ab en contre-choc du marteau des Iroquois \u00bb<a href=\"#_edn48\" name=\"_ednref48\"><sup><sup>[48]<\/sup><\/sup><\/a> de la vall\u00e9e du Saint-Laurent aux Pays d\u2019En Haut, avec des effets ressentis jusqu\u2019en Louisiane<a href=\"#_edn49\" name=\"_ednref49\"><sup><sup>[49]<\/sup><\/sup><\/a>. Compte tenu l\u2019\u00e9volution des alliances franco-indiennes dans les rapports de force continentaux, ce bouleversement migratoire sur un aussi vaste territoire eut sans doute une incidence sur les d\u00e9veloppements ult\u00e9rieurs de la politique territoriale du roi de France en Am\u00e9rique, avec le commerce des fourrures comme adjuvant, ou trame de fond.<\/p>\n<p>D\u2019une certaine fa\u00e7on, tout le paradigme de l\u2019histoire atlantique se fait sous la coupe de l\u2019histoire transfrontali\u00e8re. Ainsi, le ph\u00e9nom\u00e8ne prot\u00e9iforme des circulations r\u00e9veille la vieille histoire des rapports de force de son sommeil embaum\u00e9: les ph\u00e9nom\u00e8nes des alliances franco-indiennes, du d\u00e9ploiement de l\u2019Empire fran\u00e7ais sur le continent, du mouvement des marchandises et des populations, ou encore des reconfigurations culturelles issues du \u00ab middle ground \u00bb, firent de la Nouvelle France une zone de circulation aux fronti\u00e8res culturelles et territoriales constamment ren\u00e9goci\u00e9es, beaucoup plus qu\u2019une unit\u00e9 politique dont les fronti\u00e8res n\u2019\u00e9taient visibles qu\u2019\u00e0 Versailles. Et l\u2019aire atlantique vu sous l\u2019angle des migrations \u00e9conomiques, ressemble plut\u00f4t \u00e0 un <em>global marketplac<\/em>e &#8211; un oc\u00e9an parasit\u00e9 par le commerce triangulaire &#8211; qu\u2019\u00e0 une \u00e9pop\u00e9e h\u00e9ro\u00efque !<\/p>\n<p>Pour terminer, revenons au point de d\u00e9part. Avec les partis-pris de nos cadres d\u2019interpr\u00e9tation \u00e0 l\u2019esprit, il est d\u00e9sormais possible de discerner les raisons de la disparition (ou dissolution) de ce qui fut jadis un \u00ab fait structurant \u00bb de l\u2019histoire du Canada, la <em>traite des fourrures<\/em>. Aujourd\u2019hui les cadres historiographiques ne sont plus fixes, ils sont mobiles, et se comparent. \u00c0 l\u2019instar de Burnard, de Charles et de Wien, nous souhaitons envisager la probl\u00e9matique de la traite illicite des fourrures au carrefour de l\u2019histoire transfrontali\u00e8re et de l\u2019histoire imp\u00e9riale, dans un chiasme croisant h\u00e9ritage et exp\u00e9rience. S\u2019il n\u2019est plus possible de nous cantonner, comme Innis, au seul point de vue du \u00ab d\u00e9veloppement historique \u00bb, prenons plut\u00f4t le pari du risque avec la densit\u00e9 d\u2019interrogations, d\u2019int\u00e9r\u00eats contradictoires et de malentendus porteurs que la voie comparative nous propose, plus riche en perspective(s).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h4>Notes<\/h4>\n<p><a href=\"#_ednref1\" name=\"_edn1\"><sup><sup>[1]<\/sup><\/sup><\/a> Greer, Allan, \u00ab\u00a0L&rsquo;historiographie de la Nouvelle-France pr\u00e9sent\u00e9e aux historiens des \u00c9tats-Unis\u00a0\u00bb, dans A. Greer, <em>La Nouvelle-France et le monde<\/em> (Montr\u00e9al, Bor\u00e9al, 2011), p. 25.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref2\" name=\"_edn2\"><sup><sup>[2]<\/sup><\/sup><\/a> Lionel Groulx, \u201cHistoire du Canada fran\u00e7ais depuis la d\u00e9couverte\u201d, Ligue d\u2019action nationale, Montr\u00e9al,1950, Vol 2, p. 136.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref3\" name=\"_edn3\"><sup><sup>[3]<\/sup><\/sup><\/a> Dans son <em>magnum opus<\/em> sur l\u2019histoire de la traite des fourrures au Canada, Innis cherche \u00e0 restituer la traite <em>dans son ensemble<\/em> comme une activit\u00e9 aux mobiles \u00e9conomiques, et dont il faut rendre compte avec des crit\u00e8res \u00e9conomiques. Son analyse de la traite ill\u00e9gale demeure camp\u00e9e dans ce moule. Par exemple, l\u2019origine du ph\u00e9nom\u00e8ne de la contrebande <em>syst\u00e9matique<\/em>, selon lui, fut occasionn\u00e9e par des changements dans la structure des march\u00e9s europ\u00e9ens, avec des r\u00e9percussions sur l\u2019offre et la demande des fourrures dans le contexte colonial fran\u00e7ais et anglais. Harold Innis, \u00ab The Fur Trade in Canada \u00bb, University of Toronto Press, 1970 (1930), p. 77-82.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref4\" name=\"_edn4\"><sup><sup>[4]<\/sup><\/sup><\/a> Ou du moins avec des fronti\u00e8res en perp\u00e9tuelle ren\u00e9gociation&#8230;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref5\" name=\"_edn5\"><sup><sup>[5]<\/sup><\/sup><\/a> Allan Greer souligne \u00e0 la fois l\u2019aspect novateur et orthodoxe de l\u2019\u0153uvre d\u2019Innis, en ajoutant qu\u2019un consensus critique existe aujourd\u2019hui chez les historiens pour invalider ses sch\u00e9mas d\u2019interpr\u00e9tation r\u00e9ducteurs de la traite. Greer, p. 24-25.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref6\" name=\"_edn6\"><sup><sup>[6]<\/sup><\/sup><\/a> Greer cite les travaux de l\u2019historien canadien W.J. Eccles \u00e0 titre d\u2019exemple d\u2019une critique soutenue des th\u00e8ses \u00ab d\u00e9terministes \u00bb de H. Innis. Greer, L&rsquo;historiographie de la Nouvelle-France, p. 24.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref7\" name=\"_edn7\"><sup><sup>[7]<\/sup><\/sup><\/a> Roy, G., \u00ab Mercantilisme et colbertisme : rapport de lecture \u00bb, dissertation fournie \u00e0 T. Wien dans le cadre du HST 3700 : lectures dirig\u00e9es, Universit\u00e9 de Montr\u00e9al, 2016.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref8\" name=\"_edn8\"><sup><sup>[8]<\/sup><\/sup><\/a> Barth, Jonathan, \u00ab\u00a0Reconstructing Mercantilism: Consensus and Conflict in British Imperial Economy in the Seventeenth and Eighteenth Centuries\u00a0\u00bb, <em>William and Mary Quarterly<\/em>, 73, 2 (2016): \u00a0257-290.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref9\" name=\"_edn9\"><sup><sup>[9]<\/sup><\/sup><\/a> Pincus, Steve, \u00ab\u00a0Rethinking Mercantilism: Political Economy, the British Empire, and the Atlantic World in the Seventeenth and Eighteenth Centuries\u00a0\u00bb. <em>The William and Mary Quarterly<\/em> 69, no 1 (1 janvier 2012) : 3-34.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref10\" name=\"_edn10\"><sup><sup>[10]<\/sup><\/sup><\/a> Pincus et Barth vont se pencher tous deux, chacun \u00e0 sa fa\u00e7on, sur les d\u00e9bats m\u00e9tropolitains et coloniaux concernant les politiques \u00e9conomiques du premier Empire britannique.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref11\" name=\"_edn11\"><sup><sup>[11]<\/sup><\/sup><\/a> Comme Pincus le note, la plupart des historiens depuis Hecksher on fait une recension de la critique anti-mercantiliste en vogue depuis les Lumi\u00e8res, soit pour accepter l\u2019id\u00e9e du consensus, ou pour le rejeter. Pincus, p. 5-8.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref12\" name=\"_edn12\"><sup><sup>[12]<\/sup><\/sup><\/a> Pincus, p. 3-4.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref13\" name=\"_edn13\"><sup><sup>[13]<\/sup><\/sup><\/a> Pour Hecksher, le mercantilisme \u00e9tait une \u00ab phase de transition \u00bb, du (f\u00e9odalisme) m\u00e9di\u00e9val au (laissez-faire) moderne. En contrepartie, pour les historiens de l\u2019Empire tels J.F. Rees, le mercantilisme \u00e9tait tout simplement l\u2019expression \u00e9conomique d\u2019un nationalisme militant. Pincus, p. 5-6.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref14\" name=\"_edn14\"><sup><sup>[14]<\/sup><\/sup><\/a> Pincus, p. 7.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref15\" name=\"_edn15\"><sup><sup>[15]<\/sup><\/sup><\/a> \u00ab Mercantilism, from the moment of the consolidation of academic disciplines, has remained one of the fundamental organizing principles of historical inquiry. Because early moderns shared basic economic ideas, they never had any reason to argue about the basics of economic and imperial policy. There could be, and were, local and pragmatic disputes about timing and extent, but the overall framework in which early modern policy makers operated was\u2014according to the overwhelming majority of scholars\u2014rarely an issue for political and ideological debate. Early moderns, presumably, reserved their ideological disagreements for the realms of religion and constitutional arrangements. Party politics was not about the everyday secular life of the mass of the population. \u00bb Pincus, p. 12.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref16\" name=\"_edn16\"><sup><sup>[16]<\/sup><\/sup><\/a> Pincus, p. 8-9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref17\" name=\"_edn17\"><sup><sup>[17]<\/sup><\/sup><\/a> N\u2019en demeure qu\u2019il faut s\u2019interroger, \u00e0 titre d\u2019historien, sur l\u2019importance relative des id\u00e9ologies qui motiv\u00e8rent cette expansion, et la teneur commerciale de celle-ci. Et c\u2019est dans leur fa\u00e7on de caract\u00e9riser le consensus mercantiliste &#8211; soit dans la foul\u00e9e de l\u2019historiographie critique, soit selon les pr\u00e9ceptes \u00e9conomiques courants du XVIIe et XVIIIe si\u00e8cles &#8211; que nos deux commentateurs se d\u00e9marquent l\u2019un de l\u2019autre.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref18\" name=\"_edn18\"><sup><sup>[18]<\/sup><\/sup><\/a> Deux personnalit\u00e9s Tory \u00e9minentes de l\u2019\u00e9poque cit\u00e9es par Pincus : Sir Walter Ralegh, Sir Josiah Childs. Pincus, p. 15\u201318.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref19\" name=\"_edn19\"><sup><sup>[19]<\/sup><\/sup><\/a> Deux personnalit\u00e9s Whig \u00e9minentes de l\u2019\u00e9poque cit\u00e9es par Pincus : John Smith, et Carew Reynell. Pincus, p. 16-22.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref20\" name=\"_edn20\"><sup><sup>[20]<\/sup><\/sup><\/a> D\u2019apr\u00e8s Pincus, John Locke fut le premier intellectuel de renomm\u00e9e \u00e0 proposer que la richesse pourrait s\u2019accroitre sur la base d\u2019une r\u00e9organisation et optimisation du travail, les fameux \u00ab facteurs de production \u00bb de Smith et de Marx. Pincus, p. 22.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref21\" name=\"_edn21\"><sup><sup>[21]<\/sup><\/sup><\/a> On pense ici \u00e0 la formation des grandes compagnies maritimes, la Royal African Company, la Hudson Bay Company, et le Rupert\u2019s Land. Pincus, p. 18-19.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref22\" name=\"_edn22\"><sup><sup>[22]<\/sup><\/sup><\/a> La cr\u00e9ation des \u00ab Dominions \u00bb, par exemple. Pincus, p. 20.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref23\" name=\"_edn23\"><sup><sup>[23]<\/sup><\/sup><\/a> Pincus, p. 20-22.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref24\" name=\"_edn24\"><sup><sup>[24]<\/sup><\/sup><\/a> Pincus, p. 22-23.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref25\" name=\"_edn25\"><sup><sup>[25]<\/sup><\/sup><\/a> Barth, p. 263.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref26\" name=\"_edn26\"><sup><sup>[26]<\/sup><\/sup><\/a> Barth, p. 257.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref27\" name=\"_edn27\"><sup><sup>[27]<\/sup><\/sup><\/a> Voil\u00e0 l\u2019essentiel de la charge que Barth dirige contre le paradigme de l\u2019histoire Atlantique: \u00ab No Atlantic historian has yet launched a detailed engagement with the larger historiographical debate about mercantilism, insulating the field from this highly significant question about the ideological basis for economic empire. \u00bb Barth, p. 261.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref28\" name=\"_edn28\"><sup><sup>[28]<\/sup><\/sup><\/a> Barth, p. 262.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref29\" name=\"_edn29\"><sup><sup>[29]<\/sup><\/sup><\/a> Barth, p. 267.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref30\" name=\"_edn30\"><sup><sup>[30]<\/sup><\/sup><\/a> Barth, p. 262.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref31\" name=\"_edn31\"><sup><sup>[31]<\/sup><\/sup><\/a> Barth, p. 262.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref32\" name=\"_edn32\"><sup><sup>[32]<\/sup><\/sup><\/a> Burnard, Trevor, \u00ab Empire matters? The historiography of imperialism in early America, 1492\u20131830 \u00bb. <em>History of European Ideas<\/em> 33, 1 (mars 2007): 87-107.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref33\" name=\"_edn33\"><sup><sup>[33]<\/sup><\/sup><\/a> \u00c0 l\u2019instar des tentatives de distinction culturelle des peuples de Hume et de Montesquieu, le fermier pionnier proto-am\u00e9ricain St. John Cr\u00e9vec\u0153ur tentera une \u00e9valuation critique de l\u2019Empire coloniale espagnol et anglo-saxon. \u00c0 la Francis Parkman, il forcera les traits des caract\u00e8res nationaux entre coloniaux anglais et espagnols de mani\u00e8re tr\u00e8s prononc\u00e9e : les anglais sont travaillants et \u00e9clair\u00e9s, les espagnols, superstitieux et paresseux. Le seul probl\u00e8me : les planteurs du Sud des \u00c9tats-Unis et de la Jama\u00efque font partie de l\u2019Empire britannique. Burnard, p. 87-90.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref34\" name=\"_edn34\"><sup><sup>[34]<\/sup><\/sup><\/a> L\u2019exercice de caract\u00e9risation du colon Cr\u00e8vec\u0153ur achoppe sur le probl\u00e8me typologique des diff\u00e9rents secteurs d\u2019un m\u00eame empire, et des facteurs de diff\u00e9renciation entre empires. L\u2019exercice comparatif, qui devrait mener \u00e0 des typologies nationalistes claires, met celui qui l\u2019exerce dans l\u2019embarras en ce qui concerne les points de similitudes et de diff\u00e9rences entre les empires rivaux, vu de l\u2019int\u00e9rieur de chacun. Burnard, p. 90.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref35\" name=\"_edn35\"><sup><sup>[35]<\/sup><\/sup><\/a> \u00ab It is almost a matter of faith among Atlantic historians that Atlantic history is not imperial history. They tend to privilege experience (what happened in the transit to the New World) over inheritance (the memories and histories of the places left behind) in their treatment of different areas in the Americas \u00bb. Burnard, p.91.<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref36\" name=\"_edn36\"><sup><sup>[36]<\/sup><\/sup><\/a> L\u2019histoire atlantique \u00ab ne saurait \u00eatre euro centrique &#8211; ni en l\u2019occurrence afro centrique, ou am\u00e9ricano-centrique \u00bb. Burnard, p. 91.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref37\" name=\"_edn37\"><sup><sup>[37]<\/sup><\/sup><\/a> Burnard, p. 91.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref38\" name=\"_edn38\"><sup><sup>[38]<\/sup><\/sup><\/a> \u2026\u00e0 l\u2019exception de l\u2019Afrique, r\u00e9serv\u00e9e \u00e0 la guerre et au pillage des populations.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref39\" name=\"_edn39\"><sup><sup>[39]<\/sup><\/sup><\/a> Burnard, p. 92.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref40\" name=\"_edn40\"><sup><sup>[40]<\/sup><\/sup><\/a> Burnard, p. 93.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref41\" name=\"_edn41\"><sup><sup>[41]<\/sup><\/sup><\/a> \u00ab Andrews, like the authors of the Cambridge History, identified the passage of the 1713 Treaty of Utrecht as a crucial moment in the consolidation of mercantilist colonial policy. \u201cFrom this time forward,\u201d Andrews concluded, \u201cthe colonies, in constantly accelerating measure, became a necessary asset in mercantilist eyes.\u201d Though there could be and in fact were intense debates over particular policies, these disputes were ephemeral because there was such widespread agreement over the fundamentals. There were no deep-seated ideological disagreements surrounding the formation of the British Empire. \u00bb Pincus, p. 7.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref42\" name=\"_edn42\"><sup><sup>[42]<\/sup><\/sup><\/a> Idem pour notre cas, l\u2019histoire de la Nouvelle France. Dans un essai faisant \u00e9tat des lieux des nouvelles tendances historiographiques portant sur la Nouvelle France, Allan Greer souligne que nous n\u2019en sommes qu\u2019aux d\u00e9buts du d\u00e9cloisonnement des histoires nationales\u2026 Greer, <em>Introduction<\/em>, p. 7-13.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref43\" name=\"_edn43\"><sup><sup>[43]<\/sup><\/sup><\/a> Charles, Aline et Wien, Thomas, \u00ab\u00a0Le Qu\u00e9bec entre histoire \u201cconnect\u00e9e\u201d et histoire transnationale\u00a0\u00bb, Globe\u00a0: <em>Revue internationale d\u2019\u00e9tudes qu\u00e9b\u00e9coises<\/em>, 14, 2 (2011)\u00a0: 199-221.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref44\" name=\"_edn44\"><sup><sup>[44]<\/sup><\/sup><\/a> Et de mani\u00e8re r\u00e9troactive.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref45\" name=\"_edn45\"><sup><sup>[45]<\/sup><\/sup><\/a> On n\u2019a qu\u2019\u00e0 ouvrir n\u2019importe quel manuel d\u2019histoire pour obtenir une piqure de rappel sur l\u2019\u00e9cart d\u00e9mographique entre la Nouvelle France et la Nouvelle Angleterre, des d\u00e9buts de la colonisation jusqu\u2019\u00e0 la cession de la Nouvelle France \u00e0 l\u2019issue de la guerre de Sept Ans.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref46\" name=\"_edn46\"><sup><sup>[46]<\/sup><\/sup><\/a> Retenons que dans toute la p\u00e9riode colonisatrice, seulement 30 % des \u00e9migr\u00e9s fran\u00e7ais opt\u00e8rent de s\u2019\u00e9tablir au Nouveau Monde. Et c\u2019est sans compter ceux qui choisirent \u00ab l\u2019exil int\u00e9rieur \u00bb et l\u2019aventure dans\u2026 la traite et la course des bois !<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref47\" name=\"_edn47\"><sup><sup>[47]<\/sup><\/sup><\/a> Charles, Wien, p. 216.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref48\" name=\"_edn48\"><sup><sup>[48]<\/sup><\/sup><\/a> Pour reprendre l\u2019expression de Richard White, paru dans le premier chapitre de son ouvrage \u00ab Middle Ground \u00bb.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ednref49\" name=\"_edn49\"><sup><sup>[49]<\/sup><\/sup><\/a> Charles, Wien, p. 216.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h4>Bibliographie<\/h4>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Barth, Jonathan, \u00ab\u00a0Reconstructing Mercantilism: Consensus and Conflict in British Imperial Economy in the Seventeenth and Eighteenth Centuries\u00a0\u00bb, <em>William and Mary Quarterly<\/em>, 73, 2 (2016): \u00a0257-290.<\/p>\n<p>Burnard, Trevor, \u00ab Empire matters? The historiography of imperialism in early America, 1492\u20131830 \u00bb. <em>History of European Ideas<\/em> 33, 1 (mars 2007) : 87-107.<\/p>\n<p>Charles, Aline et Wien, Thomas, \u00ab\u00a0Le Qu\u00e9bec entre histoire \u201cconnect\u00e9e\u201d et histoire transnationale\u00a0\u00bb, Globe\u00a0: <em>Revue internationale d\u2019\u00e9tudes qu\u00e9b\u00e9coises<\/em>, 14, 2 (2011)\u00a0: 199-221.<\/p>\n<p>Greer, Allan, \u00ab\u00a0L&rsquo;historiographie de la Nouvelle-France pr\u00e9sent\u00e9e aux historiens des \u00c9tats-Unis\u00a0\u00bb, dans A. Greer, <em>La Nouvelle-France et le monde<\/em> (Montr\u00e9al, Bor\u00e9al, 2011), p. 17-46.<\/p>\n<p>Harold Innis, \u00ab The Fur Trade in Canada \u00bb, University of Toronto Press, 1970 (1930).<\/p>\n<p>Pincus, Steve, \u00ab\u00a0Rethinking Mercantilism: Political Economy, the British Empire, and the Atlantic World in the Seventeenth and Eighteenth Centuries\u00a0\u00bb. <em>The William and Mary Quarterly<\/em> 69, no 1 (1 janvier 2012) : 3-34.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab Il n\u2019existe aucune synth\u00e8se contemporaine sur le commerce des fourrures qui \u00e9gale celle de [Harold] Innis, peut-\u00eatre parce que le \u00ab commerce des fourrures \u00bb ne semble plus \u00eatre un sujet en soi. \u00bb[1] \u00c0 supposer, comme le soutient ici Allan Greer, qu\u2019une pareille synth\u00e8se soit peu envisageable aujourd\u2019hui &#8211; pour des raisons que&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":695,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":true,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_feature_clip_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[47],"tags":[68,71,78],"class_list":["post-692","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-histoire","tag-histoire-du-canada","tag-mercantilisme","tag-traite-des-fourrures"],"aioseo_notices":[],"aioseo_head":"\n\t\t<!-- All in One SEO 5.0.0.1 - aioseo.com -->\n\t<meta name=\"description\" content=\"\u00ab Il n\u2019existe aucune synth\u00e8se contemporaine sur le commerce des fourrures qui \u00e9gale celle de [Harold] Innis, peut-\u00eatre parce que le \u00ab commerce des fourrures \u00bb ne semble plus \u00eatre un sujet en soi. \u00bb[1] \u00c0 supposer, comme le soutient ici Allan Greer, qu\u2019une pareille synth\u00e8se soit peu envisageable aujourd\u2019hui - pour des raisons que\" \/>\n\t<meta name=\"robots\" content=\"noindex, nofollow, max-image-preview:large\" \/>\n\t<meta name=\"author\" content=\"gille_ro\"\/>\n\t<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/traite-des-fourrures-commerce-transfrontalier\/\" \/>\n\t<meta name=\"generator\" content=\"All in One SEO (AIOSEO) 5.0.0.1\" \/>\n\t\t<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n\t\t<meta property=\"og:site_name\" content=\"Gilles L Roy - Language and History, Intertwined\" \/>\n\t\t<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n\t\t<meta property=\"og:title\" content=\"Traite des fourrures : la saga d\u2019un commerce transfrontalier - Gilles L Roy\" \/>\n\t\t<meta property=\"og:description\" content=\"\u00ab Il n\u2019existe aucune synth\u00e8se contemporaine sur le commerce des fourrures qui \u00e9gale celle de [Harold] Innis, peut-\u00eatre parce que le \u00ab commerce des fourrures \u00bb ne semble plus \u00eatre un sujet en soi. \u00bb[1] \u00c0 supposer, comme le soutient ici Allan Greer, qu\u2019une pareille synth\u00e8se soit peu envisageable aujourd\u2019hui - pour des raisons que\" \/>\n\t\t<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/traite-des-fourrures-commerce-transfrontalier\/\" \/>\n\t\t<meta property=\"article:published_time\" content=\"2016-06-18T23:53:21+00:00\" \/>\n\t\t<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2019-11-02T22:17:51+00:00\" \/>\n\t\t<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n\t\t<meta name=\"twitter:title\" content=\"Traite des fourrures : la saga d\u2019un commerce transfrontalier - Gilles L Roy\" \/>\n\t\t<meta name=\"twitter:description\" content=\"\u00ab Il n\u2019existe aucune synth\u00e8se contemporaine sur le commerce des fourrures qui \u00e9gale celle de [Harold] Innis, peut-\u00eatre parce que le \u00ab commerce des fourrures \u00bb ne semble plus \u00eatre un sujet en soi. \u00bb[1] \u00c0 supposer, comme le soutient ici Allan Greer, qu\u2019une pareille synth\u00e8se soit peu envisageable aujourd\u2019hui - pour des raisons que\" \/>\n\t\t<script type=\"application\/ld+json\" class=\"aioseo-schema\">\n\t\t\t{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"BlogPosting\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/gilleslouisroy.com\\\/fr\\\/traite-des-fourrures-commerce-transfrontalier\\\/#blogposting\",\"name\":\"Traite des fourrures : la saga d\\u2019un commerce transfrontalier - Gilles L Roy\",\"headline\":\"Traite des fourrures : la saga d&rsquo;un commerce transfrontalier\",\"author\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/gilleslouisroy.com\\\/fr\\\/author\\\/gille_ro\\\/#author\"},\"publisher\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/gilleslouisroy.com\\\/fr\\\/#organization\"},\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"url\":\"https:\\\/\\\/gilleslouisroy.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2016\\\/06\\\/hb_33.61-e1466179768929.jpg\",\"width\":1382,\"height\":783},\"datePublished\":\"2016-06-18T18:53:21-05:00\",\"dateModified\":\"2019-11-02T17:17:51-05:00\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"mainEntityOfPage\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/gilleslouisroy.com\\\/fr\\\/traite-des-fourrures-commerce-transfrontalier\\\/#webpage\"},\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/gilleslouisroy.com\\\/fr\\\/traite-des-fourrures-commerce-transfrontalier\\\/#webpage\"},\"articleSection\":\"Histoire, Histoire du Canada, Mercantilisme, traite des fourrures\"},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/gilleslouisroy.com\\\/fr\\\/traite-des-fourrures-commerce-transfrontalier\\\/#breadcrumblist\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/gilleslouisroy.com\\\/fr\\\/#listItem\",\"position\":1,\"name\":\"Home\",\"item\":\"https:\\\/\\\/gilleslouisroy.com\\\/fr\\\/\",\"nextItem\":{\"@type\":\"ListItem\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/gilleslouisroy.com\\\/fr\\\/category\\\/histoire\\\/#listItem\",\"name\":\"Histoire\"}},{\"@type\":\"ListItem\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/gilleslouisroy.com\\\/fr\\\/category\\\/histoire\\\/#listItem\",\"position\":2,\"name\":\"Histoire\",\"item\":\"https:\\\/\\\/gilleslouisroy.com\\\/fr\\\/category\\\/histoire\\\/\",\"nextItem\":{\"@type\":\"ListItem\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/gilleslouisroy.com\\\/fr\\\/traite-des-fourrures-commerce-transfrontalier\\\/#listItem\",\"name\":\"Traite des fourrures : la saga d&rsquo;un commerce transfrontalier\"},\"previousItem\":{\"@type\":\"ListItem\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/gilleslouisroy.com\\\/fr\\\/#listItem\",\"name\":\"Home\"}},{\"@type\":\"ListItem\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/gilleslouisroy.com\\\/fr\\\/traite-des-fourrures-commerce-transfrontalier\\\/#listItem\",\"position\":3,\"name\":\"Traite des fourrures : la saga d&rsquo;un commerce transfrontalier\",\"previousItem\":{\"@type\":\"ListItem\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/gilleslouisroy.com\\\/fr\\\/category\\\/histoire\\\/#listItem\",\"name\":\"Histoire\"}}]},{\"@type\":\"Organization\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/gilleslouisroy.com\\\/fr\\\/#organization\",\"name\":\"Gilles L Roy\",\"description\":\"Language and History, Intertwined\",\"url\":\"https:\\\/\\\/gilleslouisroy.com\\\/fr\\\/\"},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/gilleslouisroy.com\\\/fr\\\/author\\\/gille_ro\\\/#author\",\"url\":\"https:\\\/\\\/gilleslouisroy.com\\\/fr\\\/author\\\/gille_ro\\\/\",\"name\":\"gille_ro\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/gilleslouisroy.com\\\/fr\\\/traite-des-fourrures-commerce-transfrontalier\\\/#authorImage\",\"url\":\"https:\\\/\\\/secure.gravatar.com\\\/avatar\\\/972c0d658c686eb7a577d02991d2f9ac1302cb3ad4d78dfd67262ef9a9b0907c?s=96&r=g\",\"width\":96,\"height\":96,\"caption\":\"gille_ro\"}},{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/gilleslouisroy.com\\\/fr\\\/traite-des-fourrures-commerce-transfrontalier\\\/#webpage\",\"url\":\"https:\\\/\\\/gilleslouisroy.com\\\/fr\\\/traite-des-fourrures-commerce-transfrontalier\\\/\",\"name\":\"Traite des fourrures : la saga d\\u2019un commerce transfrontalier - Gilles L Roy\",\"description\":\"\\u00ab Il n\\u2019existe aucune synth\\u00e8se contemporaine sur le commerce des fourrures qui \\u00e9gale celle de [Harold] Innis, peut-\\u00eatre parce que le \\u00ab commerce des fourrures \\u00bb ne semble plus \\u00eatre un sujet en soi. \\u00bb[1] \\u00c0 supposer, comme le soutient ici Allan Greer, qu\\u2019une pareille synth\\u00e8se soit peu envisageable aujourd\\u2019hui - pour des raisons que\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/gilleslouisroy.com\\\/fr\\\/#website\"},\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/gilleslouisroy.com\\\/fr\\\/traite-des-fourrures-commerce-transfrontalier\\\/#breadcrumblist\"},\"author\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/gilleslouisroy.com\\\/fr\\\/author\\\/gille_ro\\\/#author\"},\"creator\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/gilleslouisroy.com\\\/fr\\\/author\\\/gille_ro\\\/#author\"},\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"url\":\"https:\\\/\\\/gilleslouisroy.com\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2016\\\/06\\\/hb_33.61-e1466179768929.jpg\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/gilleslouisroy.com\\\/fr\\\/traite-des-fourrures-commerce-transfrontalier\\\/#mainImage\",\"width\":1382,\"height\":783},\"primaryImageOfPage\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/gilleslouisroy.com\\\/fr\\\/traite-des-fourrures-commerce-transfrontalier\\\/#mainImage\"},\"datePublished\":\"2016-06-18T18:53:21-05:00\",\"dateModified\":\"2019-11-02T17:17:51-05:00\"},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/gilleslouisroy.com\\\/fr\\\/#website\",\"url\":\"https:\\\/\\\/gilleslouisroy.com\\\/fr\\\/\",\"name\":\"Gilles L Roy\",\"description\":\"Language and History, Intertwined\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"publisher\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/gilleslouisroy.com\\\/fr\\\/#organization\"}}]}\n\t\t<\/script>\n\t\t<!-- All in One SEO -->\n\n","aioseo_head_json":{"title":"Traite des fourrures : la saga d\u2019un commerce transfrontalier - Gilles L Roy","description":"\u00ab Il n\u2019existe aucune synth\u00e8se contemporaine sur le commerce des fourrures qui \u00e9gale celle de [Harold] Innis, peut-\u00eatre parce que le \u00ab commerce des fourrures \u00bb ne semble plus \u00eatre un sujet en soi. \u00bb[1] \u00c0 supposer, comme le soutient ici Allan Greer, qu\u2019une pareille synth\u00e8se soit peu envisageable aujourd\u2019hui - pour des raisons que","canonical_url":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/traite-des-fourrures-commerce-transfrontalier\/","robots":"noindex, nofollow, max-image-preview:large","keywords":"","webmasterTools":{"miscellaneous":""},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"BlogPosting","@id":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/traite-des-fourrures-commerce-transfrontalier\/#blogposting","name":"Traite des fourrures : la saga d\u2019un commerce transfrontalier - Gilles L Roy","headline":"Traite des fourrures : la saga d&rsquo;un commerce transfrontalier","author":{"@id":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/author\/gille_ro\/#author"},"publisher":{"@id":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/#organization"},"image":{"@type":"ImageObject","url":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/hb_33.61-e1466179768929.jpg","width":1382,"height":783},"datePublished":"2016-06-18T18:53:21-05:00","dateModified":"2019-11-02T17:17:51-05:00","inLanguage":"fr-FR","mainEntityOfPage":{"@id":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/traite-des-fourrures-commerce-transfrontalier\/#webpage"},"isPartOf":{"@id":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/traite-des-fourrures-commerce-transfrontalier\/#webpage"},"articleSection":"Histoire, Histoire du Canada, Mercantilisme, traite des fourrures"},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/traite-des-fourrures-commerce-transfrontalier\/#breadcrumblist","itemListElement":[{"@type":"ListItem","@id":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/#listItem","position":1,"name":"Home","item":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/","nextItem":{"@type":"ListItem","@id":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/category\/histoire\/#listItem","name":"Histoire"}},{"@type":"ListItem","@id":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/category\/histoire\/#listItem","position":2,"name":"Histoire","item":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/category\/histoire\/","nextItem":{"@type":"ListItem","@id":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/traite-des-fourrures-commerce-transfrontalier\/#listItem","name":"Traite des fourrures : la saga d&rsquo;un commerce transfrontalier"},"previousItem":{"@type":"ListItem","@id":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/#listItem","name":"Home"}},{"@type":"ListItem","@id":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/traite-des-fourrures-commerce-transfrontalier\/#listItem","position":3,"name":"Traite des fourrures : la saga d&rsquo;un commerce transfrontalier","previousItem":{"@type":"ListItem","@id":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/category\/histoire\/#listItem","name":"Histoire"}}]},{"@type":"Organization","@id":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/#organization","name":"Gilles L Roy","description":"Language and History, Intertwined","url":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/"},{"@type":"Person","@id":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/author\/gille_ro\/#author","url":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/author\/gille_ro\/","name":"gille_ro","image":{"@type":"ImageObject","@id":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/traite-des-fourrures-commerce-transfrontalier\/#authorImage","url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/972c0d658c686eb7a577d02991d2f9ac1302cb3ad4d78dfd67262ef9a9b0907c?s=96&r=g","width":96,"height":96,"caption":"gille_ro"}},{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/traite-des-fourrures-commerce-transfrontalier\/#webpage","url":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/traite-des-fourrures-commerce-transfrontalier\/","name":"Traite des fourrures : la saga d\u2019un commerce transfrontalier - Gilles L Roy","description":"\u00ab Il n\u2019existe aucune synth\u00e8se contemporaine sur le commerce des fourrures qui \u00e9gale celle de [Harold] Innis, peut-\u00eatre parce que le \u00ab commerce des fourrures \u00bb ne semble plus \u00eatre un sujet en soi. \u00bb[1] \u00c0 supposer, comme le soutient ici Allan Greer, qu\u2019une pareille synth\u00e8se soit peu envisageable aujourd\u2019hui - pour des raisons que","inLanguage":"fr-FR","isPartOf":{"@id":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/#website"},"breadcrumb":{"@id":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/traite-des-fourrures-commerce-transfrontalier\/#breadcrumblist"},"author":{"@id":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/author\/gille_ro\/#author"},"creator":{"@id":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/author\/gille_ro\/#author"},"image":{"@type":"ImageObject","url":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/hb_33.61-e1466179768929.jpg","@id":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/traite-des-fourrures-commerce-transfrontalier\/#mainImage","width":1382,"height":783},"primaryImageOfPage":{"@id":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/traite-des-fourrures-commerce-transfrontalier\/#mainImage"},"datePublished":"2016-06-18T18:53:21-05:00","dateModified":"2019-11-02T17:17:51-05:00"},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/#website","url":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/","name":"Gilles L Roy","description":"Language and History, Intertwined","inLanguage":"fr-FR","publisher":{"@id":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/#organization"}}]},"og:locale":"fr_FR","og:site_name":"Gilles L Roy - Language and History, Intertwined","og:type":"article","og:title":"Traite des fourrures : la saga d\u2019un commerce transfrontalier - Gilles L Roy","og:description":"\u00ab Il n\u2019existe aucune synth\u00e8se contemporaine sur le commerce des fourrures qui \u00e9gale celle de [Harold] Innis, peut-\u00eatre parce que le \u00ab commerce des fourrures \u00bb ne semble plus \u00eatre un sujet en soi. \u00bb[1] \u00c0 supposer, comme le soutient ici Allan Greer, qu\u2019une pareille synth\u00e8se soit peu envisageable aujourd\u2019hui - pour des raisons que","og:url":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/traite-des-fourrures-commerce-transfrontalier\/","article:published_time":"2016-06-18T23:53:21+00:00","article:modified_time":"2019-11-02T22:17:51+00:00","twitter:card":"summary_large_image","twitter:title":"Traite des fourrures : la saga d\u2019un commerce transfrontalier - Gilles L Roy","twitter:description":"\u00ab Il n\u2019existe aucune synth\u00e8se contemporaine sur le commerce des fourrures qui \u00e9gale celle de [Harold] Innis, peut-\u00eatre parce que le \u00ab commerce des fourrures \u00bb ne semble plus \u00eatre un sujet en soi. \u00bb[1] \u00c0 supposer, comme le soutient ici Allan Greer, qu\u2019une pareille synth\u00e8se soit peu envisageable aujourd\u2019hui - pour des raisons que"},"aioseo_meta_data":{"post_id":"692","title":null,"description":null,"keywords":null,"keyphrases":null,"primary_term":null,"canonical_url":null,"og_title":null,"og_description":null,"og_object_type":"default","og_image_type":"default","og_image_url":null,"og_image_width":null,"og_image_height":null,"og_image_custom_url":null,"og_image_custom_fields":null,"og_video":null,"og_custom_url":null,"og_article_section":null,"og_article_tags":null,"twitter_use_og":false,"twitter_card":"default","twitter_image_type":"default","twitter_image_url":null,"twitter_image_custom_url":null,"twitter_image_custom_fields":null,"twitter_title":null,"twitter_description":null,"schema":{"blockGraphs":[],"customGraphs":[],"default":{"data":{"Article":[],"Course":[],"Dataset":[],"FAQPage":[],"Movie":[],"Person":[],"Product":[],"ProductReview":[],"Car":[],"Recipe":[],"Service":[],"SoftwareApplication":[],"WebPage":[]},"graphName":"","isEnabled":true},"graphs":[]},"schema_type":"default","schema_type_options":null,"pillar_content":false,"robots_default":true,"robots_noindex":false,"robots_noarchive":false,"robots_nosnippet":false,"robots_nofollow":false,"robots_noimageindex":false,"robots_noodp":false,"robots_notranslate":false,"robots_max_snippet":null,"robots_max_videopreview":null,"robots_max_imagepreview":"large","priority":null,"frequency":null,"local_seo":null,"breadcrumb_settings":null,"limit_modified_date":false,"ai":null,"created":"2024-12-29 19:46:02","updated":"2025-06-26 04:18:54","seo_analyzer_scan_date":null,"focus_keyword":null,"additional_keywords":null,"truseo_locale":null},"aioseo_breadcrumb":"<div class=\"aioseo-breadcrumbs\"><span class=\"aioseo-breadcrumb\">\n\t\t\t<a href=\"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/\" title=\"Home\">Home<\/a>\n\t\t<\/span><span class=\"aioseo-breadcrumb-separator\">&raquo;<\/span><span class=\"aioseo-breadcrumb\">\n\t\t\t<a href=\"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/category\/histoire\/\" title=\"Histoire\">Histoire<\/a>\n\t\t<\/span><span class=\"aioseo-breadcrumb-separator\">&raquo;<\/span><span class=\"aioseo-breadcrumb\">\n\t\t\tTraite des fourrures : la saga d\u2019un commerce transfrontalier\n\t\t<\/span><\/div>","aioseo_breadcrumb_json":[{"label":"Home","link":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/"},{"label":"Histoire","link":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/category\/histoire\/"},{"label":"Traite des fourrures : la saga d&rsquo;un commerce transfrontalier","link":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/traite-des-fourrures-commerce-transfrontalier\/"}],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/hb_33.61-e1466179768929.jpg","jetpack_sharing_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/692\/"}],"collection":[{"href":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/"}],"about":[{"href":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post\/"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1\/"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments\/?post=692"}],"version-history":[{"count":33,"href":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/692\/revisions\/"}],"predecessor-version":[{"id":2271,"href":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/692\/revisions\/2271\/"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/695\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/?parent=692"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories\/?post=692"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/gilleslouisroy.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags\/?post=692"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}